« Nous accentuerons la lutte contre la fraude en améliorant la détection de la fraude et surtout le recouvrement des fraudes et amendes », a déclaré hier François Bayrou lors de ses annonces sur ses grandes orientations budgétaires pour 2026. Si le Premier ministre s’est montré plutôt évasif sur le sujet, il a cependant annoncé vouloir déposer à l’automne un projet de loi contre la fraude fiscale et sociale avec une mission « confiée à trois parlementaires pour suivre la mise en œuvre de ce plan ». A n’en pas douter, François Bayrou devrait piocher les heureux élus au sein du Sénat après avoir souligné les « travaux menés » par la chambre haute sur la fraude fiscale.
Un « grand soir »
Particulièrement en pointe sur les sujets de fraude sociale et fiscale, la sénatrice centriste Nathalie Goulet a présenté sa candidature, dès l’annonce du Premier ministre, dans une vidéo postée sur X. Interrogée par Public Sénat, la sénatrice appelle à un « grand soir » sur la lutte contre les fraudes. « Le Premier ministre a été assez elliptique sur le sujet », regrette-t-elle. « Nous aurions de nombreuses propositions à lui soumettre, notamment sur les prix de transfert (prix des transactions transfrontalières entre sociétés), sur les paradis fiscaux et sur le blanchiment d’argent ». Au Sénat, la commission d’enquête conduite par Nathalie Goulet a estimé entre 38 et 58 milliards d’euros chaque année le montant du…
Auteur: Marius Texier

