Le chapitre des discussions parlementaires sur les textes budgétaires est lancé pour de bon. Après trois heures d’échanges avec les députés mardi soir, dans la foulée de la présentation du budget 2026 en Conseil des ministres, le ministre de l’Économie Roland Lescure et la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin ont répété l’exercice ce 15 octobre devant la commission des finances du Sénat. Le cadre général de l’examen au Parlement, qui ne sera pas contraint par le recours à l’usage au 49.3, a largement occupé les discussions avec les sénateurs.
« Ce budget propose un point d’équilibre possible, sans exclure que d’autres soient envisageables. Il constitue un point de départ, et certainement pas le point d’arrivée. Nous serons à l’écoute de vos propositions », a exposé en introduction Roland Lescure. Si le Premier ministre s’est engagé à laisser le Parlement à fixer lui-même le contenu final, son ministre de l’Économie a néanmoins rappelé que gouvernement et parlementaires étaient « tous garants de l’aboutissement d’un compromis », pour doter la France un budget au 31 décembre.
« Concession ne veut pas dire déraison », selon le ministre de l’Économie
Même s’il redonne au Parlement des marges de manœuvre dans la copie finale, le gouvernement a toutefois posé des lignes rouges ce mercredi au Sénat. « Concession ne veut pas dire déraison. Justice fiscale ne veut pas dire surenchère…
Auteur: Guillaume Jacquot

