A l’issue d’un parcours semé d’embûches, le marathon budgétaire touche à sa fin. La copie finale est de retour ce vendredi à l’Assemblée nationale, après un aller-retour express au Sénat, où les élus l’ont rejetée par motion préalable. Comme annoncé, Sébastien Lecornu a engagé pour la troisième, et dernière fois, la responsabilité de son gouvernement par 49-3 devant les députés. Si la droite, en particulier à la Chambre haute, dénonce un texte « mauvais pour la France », une partie de la gauche tacle un budget « d’austérité », là où le Parti socialiste s’est réjoui des négociations menées avec l’exécutif. Le RN et LFI ont annoncé déposer une troisième motion de censure qui, à l’instar des deux précédentes, ne devrait pas aboutir lors de son vote la semaine prochaine. L’examen du projet de loi de finances 2026 a mis en exergue le difficile jeu du parlementarisme, et du compromis. Public Sénat fait le point sur le contenu de la copie finale.
Déficit à 5 % du PIB
Le seuil du déficit public a, lui aussi, connu des rebondissements. Souhaité initialement à 4,7 % par le gouvernement, contre 5,4 % en 2025, il a grimpé jusqu’à 5,3 % avant Noël au Sénat. Ce qui avait mis le feu aux poudres entre le palais du Luxembourg et l’exécutif. Il s’établira finalement à 5 %, en raison des gages accordés au PS, tant sur le budget de la Sécurité sociale que sur celui de l’Etat. Il est ainsi chiffré à…
Auteur: Aglaée Marchand

