En annonçant un plan d’économies chiffré à 43,8 milliards (voir notre résumé), François Bayrou est loin d’avoir fait des heureux. À gauche, on fait remarquer en préambule – et non sans ironie – que le tableau eschatologique dressé par le Premier ministre est le fruit de huit exercices budgétaires dont François Bayrou, contrairement à son prédécesseur Michel Barnier, est comptable. « Je partage tout à fait le constat catastrophique, mais on a l’impression que M. Bayrou est amnésique. Aucune voix du MoDem n’a jamais manqué dans aucun budget depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir : il est coresponsable de cette situation catastrophique », rappelle Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat. Même son de cloche du côté de Guillaume Gontard, président du groupe écologiste : « François Bayrou a longuement parlé, mais ce qui manque, c’est l’analyse de pourquoi on en est là. Le Premier ministre a beaucoup de mots très forts sur la situation, mais elle a été causée par huit ans de politique d’allégements fiscaux pour les grandes entreprises. Maintenant les caisses sont vides et ceux qui les ont vidées veulent nous expliquer comment les remplir. »
« Ce discours du ‘tout le monde doit faire des efforts’ protège en réalité les plus grandes fortunes »
Sur le fond, les annonces de François Bayrou laissent la gauche pour le moins sceptique, et notamment l’année blanche, la suppression de deux jours de…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

