Le socle commun au Sénat affiche sa cohésion dans la recherche de pistes d’économies, avant les annonces du gouvernement le 15 juillet. Proposition emblématique poussée par le président du Sénat lui-même en mai, l’année blanche est au cœur de la copie sénatoriale. Ce gel des dépenses de l’État (à l’exception de la défense et de la contribution française à l’Union européenne) et des prestations sociales pourrait dégager 15 milliards d’euros. « L’année blanche, apparemment, dans les deux assemblées semble faire consensus aujourd’hui », a affirmé François Patriat, sur Public Sénat.
Le président du groupe RDPI (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) « croit aussi » que cette idée est également partagée par ses collègues députés de Renaissance, y compris Gabriel Attal. À ces 15 milliards d’économies réalisées par simple arrêt de la hausse des dépenses, le sénateur du bloc présidentiel ajoute « 10 milliards d’euros » d’effort dans le champ des collectivités locales, soit un effort global de 25 milliards d’euros, comme nous l’indiquions la semaine dernière.
« Une heure de plus travaillée supplémentaire, ça rapporte 43 milliards d’euros au pays »
Le rapporteur général du budget, Jean-François Husson (LR), a néanmoins évoqué une fourchette plus haute sur notre antenne, s’étalant entre 30 et 50 milliards d’euros. « La dernière fois où nous avons…
Auteur: Guillaume Jacquot

