C’est à un examen un peu confus que l’on a eu le droit pour cette première « mission » budgétaire étudiée par le Sénat après le vote des recettes du projet de loi de finances ce jeudi après-midi (voir notre article). Selon les scrutins, les crédits du sport ont parfois été ponctionnés pour alimenter la vie associative, et inversement. « Là on est en train de faire une soupe », a commenté le spécialiste des questions sportives au Sénat, le sénateur LR Michel Savin.
Seul véritable « bougé » budgétaire voté, un amendement de Cédric Vial et Michel Savin pour augmenter le budget des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 de 8,8 millions d’euros a été adopté et le « gage » levé par Marina Ferrari, la ministre des Sports. C’est en effet une règle de l’examen des dépenses dans le projet de loi de finances : les parlementaires ne peuvent légiférer qu’à budget constant et toute dépense doit donc être prélevés sur d’autres crédits budgétaires, sauf si le gouvernement « lève le gage », c’est-à-dire s’engage à prendre en charge le financement de la mesure votée.
« Sacrifier l’un des plus petits budgets de l’Etat est incompréhensible »
Pour le reste, un amendement de Michel Savin a été adopté pour augmenter le budget des Sports de 50 millions d’euros, fléchés sur les infrastructures sportives, alors que celui-ci a été amputé de 6,5 % dans le budget 2026 par rapport au budget 2025…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

