C’est un débat que l’on connaît bien au Sénat. Mesure marquante du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, le remplacement de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) a toujours été combattu par la droite et la majorité sénatoriale. Alors rapporteur général du budget, Albéric de Montgolfier avait présenté au Sénat, projet de loi de finances après projet de loi de finances, une réforme de l’IFI davantage favorable à l’immobilier, qui ne s’est jamais retrouvée dans la version finale du budget. Cette année encore, un amendement signé par le sénateur LR a été adopté par la chambre Haute pour exclure de l’assiette de l’IFI les logements mis sur le marché locatif par les propriétaires, tout en incluant les résidences principales ou secondaires.
De même, les placements financiers liquides (comptes courants, livrets A…), ainsi que les yachts ou encore les cryptomonnaies comme le bitcoin seraient soumis à l’IFI dans cette nouvelle version. En revanche, le seuil à partir duquel un contribuable est soumis à cet impôt est doublé, de 1,3 million à 2,57 millions d’euros, « afin de ne pas imposer les ménages du fait de la flambée des prix de l’immobilier mais qui ne disposent pas de revenus suffisants pour pouvoir être qualifiés de fortunés », précise l’amendement. « Le secteur du logement connaît de grosses difficultés, et dans sa forme actuelle, cet impôt…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

