Il a cette fois été transmis en temps et en heure. Les parlementaires ont reçu il y a quelques heures le « tiré à part ». Ce rapport, publié à la mi-juillet, liste les plafonds de dépenses pour les budgets de chaque ministère, retenus par le gouvernement pour la prochaine loi de finances. L’an dernier, sa transmission avait été retardée de plusieurs semaines en raison des législatives anticipées et d’un gouvernement resté en affaires courantes tout au long de l’été.
Au lendemain de la présentation des grandes orientations budgétaires par le Premier ministre, pour ramener le déficit public l’an prochain à 4,6 % du PIB, le document budgétaire du ministère de l’Economie et des Finances expose les conséquences très concrètes des arbitrages sur chaque mission de l’Etat, et donc des indications précises sur le contenu du projet de loi de finances qui sera présenté au début de l’automne.
Avec les mesures proposées, le gouvernement prévoit de limiter le niveau de la dépense publique à 1 722 milliards d’euros (après 1 693 milliards estimés pour 2025), soit une modération de la dépense « de l’ordre de 30 milliards d’euros », par rapport à sa progression naturelle. Les dépenses de l’Etat et de ses opérateurs devraient atteindre 682 milliards d’euros, soit un effort de 10 milliards d’euros par rapport à la trajectoire spontanée. Pour rappel, François Bayrou a annoncé un effort budgétaire global de…
Auteur: Guillaume Jacquot

