À quelle sauce sera mangée l’écologie en 2026 ? Aucune réponse claire n’a émergé, alors que les députés attaquent le débat en plénière sur la partie « recette » du budget 2026. Mais les négociations qui se sont tenues ces derniers jours dans les commissions ont offert un éclairage sur les priorités des différentes forces politiques en matière environnementale.
Sans surprise, le Rassemblement national (RN) a imprimé une ligne offensive et avancé des mesures radicales. Il a notamment proposé de supprimer l’Office français de la biodiversité (OFB) — incarnation selon lui d’« une dérive bureaucratique et punitive de la politique écologique qui harcèle les agriculteurs par des contrôles absurdes et humiliants » — et de couper 840 000 euros de ressources à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les deux amendements ont été jugés irrecevables par la commission des finances qui les a examinés.
Supprimer l’Agence bio,
au secours d’Amazon et Shein…
Dans une autre commission, celle des affaires économiques, les députés d’extrême droite ont poussé pour « supprimer l’Agence bio ». Dans la même veine, ils ont également préconisé de ponctionner 8,8 millions d’euros sur le programme de « structuration des filières biologiques », un montant qu’ils souhaitent en partie réallouer à l’Ifremer, afin de soutenir les recherches de l’Institut « en matière de surveillance de la ressource halieutique, en lien avec l’installation de parcs éoliens en mer ».
Le RN a également déposé plusieurs amendements visant à réduire les incitations fiscales favorables à l’écologie, qui s’apparentent selon lui à « une écologie fiscale punitive ». Il a notamment tenté la « suppression pure et simple » des mesures de « verdissement de la fiscalité sur les véhicules » (article 13) et s’est attaqué à l’augmentation du malus sur les voitures…
Auteur: Erwan Manac’h, Lorène Lavocat

