Une petite bouffée d’oxygène dans la longue montée de l’Himalaya budgétaire ? À l’heure de la recherche d’économies tous azimuts, le gouvernement peut au moins compter sur une ristourne. Elle ne bouleversera pas les grands équilibres de la copie, mais elle est assurément symbolique. La France paiera en 2026 une contribution au budget de l’Union européenne moins élevée par rapport à ce qui était attendu.
Le « tiré à part », le rapport budgétaire sur les plafonds de dépenses en vue du projet de loi de finances pour 2026, publié le 15 juillet (relire notre article), précise que l’augmentation du prélèvement sur recettes destiné au budget européen a été limitée à 5,7 milliards d’euros. La hausse aurait théoriquement dû être de 7,3 milliards d’euros, c’est donc une moindre dépense de 1,6 milliard d’euros.
« Ce n’est pas un rabais français »
Auditionnée mercredi soir par la commission des finances du Sénat, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a détaillé les raisons de cette modération de la hausse. « Ce n’est pas un rabais français », a tenu à préciser la ministre, alors que le montant de la contribution française est régulièrement critiqué par le groupe du Rassemblement national à l’Assemblée nationale. L’abaissement va en effet concerner tous les États membres, et pas seulement la France.
Ministre chargée des Affaires européennes de mars 2019 à juillet 2020, dans le…
Auteur: Guillaume Jacquot

