Le peuple souffre. Des millions de personnes sacrifient des repas pour pouvoir payer le carburant hors de prix qui leur sert à aller trimer dans des boulots de merde sous-payés. Les loyers et les taxes sont de plus en plus étouffants pour des services publics dévastés. Les files d’attente pour les repas à 1 euros dans les facs sont interminables, et les association d’aide alimentaires sont prises d’assaut. Mais tant que les palais du pouvoir ne brûlent pas, le clan au gouvernement pense qu’il peut aller toujours plus loin, toujours plus violemment. Le projet de budget pour 2027 en est l’exemple : c’est une annonce de guerre sociale de la part d’un gouvernement sans majorité.
Le Premier ministre Lecornu, qui n’a ni mandat ni la moindre légitimité, vient de le promettre : «Pour l’État, le budget 2027 sera le plus rigoureux depuis très longtemps». Un plan de rigueur XXL en pleine crise sociale. En tout, les dépenses publiques seront amputées d’environ 54 milliards d’euros, des coupes quasiment deux fois plus drastiques que les précédentes annonces, déjà désastreuses, qui évaluaient les réductions à 30 milliards d’euros. Et devinez qui va devoir payer l’addition ? Les pauvres.
Ce sont les aides sociales, qui permettent aux classes populaires de survivre, qui sont sabrées sans aucun scrupule. Par exemple, les macronistes veulent retirer 600 millions d’euros dans les allocations de rentrée scolaire, alors qu’elles permettent aux écoliers d’avoir du matériel décent à l’école et d’aider les familles.
Autre mesure scandaleuse : le gel des APL, les aides personnelles au logement, qui permettent à des millions de personnes modestes d’avoir un toit sur la tête. Le ministre du Logement ose : «On demande un petit effort à tout le monde». Tout le monde, sauf les héritiers, les milliardaires, les boomers avec des grosses retraites, les multi-propriétaires… Ce «gel» est en…
Auteur: B
