- Le gouvernement a présenté son projet de budget en Conseil des ministres le 1er octobre et confirme vouloir réaliser 54 milliards d’euros de réduction des déficits publics.
- Ni les hauts patrimoines ni les grandes entreprises ne voient leur contributions aux recettes de l’État et de la Sécurité sociale augmenter.
- En revanche, le reste de la population est fortement mise à contribution avec notamment des mesures réduisant le revenu des retraités bénéficiant de pensions supérieures à 1260 euros.
- Les coups de rabot concernent aussi la santé et les prestations sociales à travers des économies sur les médicaments, les arrêts de travail, les allocations familiales ou encore les aides au logement (APL).
- Les services publics déjà en difficulté devront supporter une réduction du nombre de fonctionnaires. Ces derniers verront leurs revenus régresser une année de plus avec le gel du point d’indice.
« Tout le monde devra contribuer aux efforts, dans la justice », assurait mi-septembre Roland Lescure, le ministre de l’Économie, à propos de la réduction du déficit public prévue dans le budget 2027. Pourtant, les versions du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale présentées (PLFSS) présentées lors du Conseil des ministres mercredi 1er octobre s’écartent largement de cette affirmation. En réalité, les 54 milliards d’économies pour limiter le déficit public à 5% du PIB en 2027 sont nettement inégalitaires.
Des recettes en berne
Il y a plusieurs façons de réduire significativement le déficit public, à savoir l’écart entre ce qui entre dans les caisses de l’État et de la Sécurité sociale et ce qui en sort. Évidemment, l’une d’elles consiste à réduire considérablement les dépenses. Une autre peut être d’augmenter nettement les recettes. Une troisième étant de jouer sur les deux leviers en même temps. Quoi qu’il en soit, ces choix sont…
Auteur: Guillaume Bernard, Maïa Courtois, Stéphane Ortega
