Les meilleures blagues ont une fin. Et l’examen du budget aussi. Alors que les débats sur le projet de loi de finances (PLF) vont reprendre à l’Assemblée, la conclusion de la seconde saison de ce psychodrame politico-budgétaire n’est pas encore totalement écrite. Mais les acteurs-scénaristes de ces débats l’ont déjà tous en tête : ça se terminera par un 49.3.
Si la droite et le centre, à l’image des sénateurs LR, qui restent en ce début d’année inflexibles sur le budget (lire notre article) le disent tout haut depuis plusieurs semaines, le sujet est plus délicat au Parti socialiste. Et pour cause : c’est suite à la demande du PS, ou plutôt de son numéro 1, Olivier Faure, que le premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas recourir à l’arme atomique des débats parlementaires, à savoir l’article 49, alinéa 3 de la Constitution, qui permet de passer en force pour faire adopter le budget, sauf si une motion de censure est adoptée.
Depuis quelques semaines, les langues commencent cependant à se délier sur le sujet du côté du Parti socialiste. D’autant que la demande n’était pas partagée à l’origine. « Boris Vallaud, président du groupe PS de l’Assemblée, n’en voulait pas. François Hollande et ses amis non plus », confiait avant les fêtes un cacique socialiste. Certains ont même découvert la demande au dernier moment…
« La question du 49.3 se pose »
Si côté Assemblée, qui reprend…
Auteur: François Vignal

