« Nous avons décidé avec, à titre personnel, une certaine forme d’amertume, d’engager la responsabilité du gouvernement ». C’est officiel, à la sortie du Conseil des ministres, Sébastien Lecornu a annoncé revenir sur son engagement pris à l’automne consistant à faire vivre le débat parlementaire et ne pas avoir recours comme ces prédécesseurs à l’article 49.3 de la Constitution. « Pour tenir parole, il faudrait que je m’entête […] Et je ne veux surtout pas avoir l’ego mal placé et être source de désordre », a-t-il justifié.
Il a également précisé que le déficit serait à 5 %. Pour le chef du gouvernement, il y va de la « crédibilité de la signature » du pays vis-à-vis des partenaires européens.
Dès demain à l’Assemblée, le Premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du projet de loi de finances.
Après trois mois de discussions au Parlement et des débats interrompus jeudi soir à l’Assemblée nationale faute d’accord, le chef du gouvernement s’est donc résolu à reprendre la main. La Constitution lui offrait plusieurs options dont l’article 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité. Il devra faire face à des motions de censure en provenance de LFI et du RN cette semaine. Deux groupes dont il a fustigé la « stratégie cynique et profondément délibérée » et accusés de « saboter » les…
Auteur: Rédaction Public Sénat

