Parmi les pistes d’économies proposées par le gouvernement, le projet de budget 2025 soumis au Parlement incluait une réforme des exonérations de cotisations dont bénéficient aujourd’hui les entreprises et les salariés en apprentissage. Lors de son examen par les députés, cet article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) avait été supprimé. Les débats n’ayant pas pu aller à leur terme à l’Assemblée, c’est la copie initiale du gouvernement qui est de retour devant les sénateurs. Ce 20 novembre, ils ont au contraire adopté cet article, à la faveur d’un assouplissement consenti par le gouvernement.
« On peut tous se féliciter d’avoir davantage d’apprentis, mais à quel prix ? »
Depuis 2018, les mesures incitatives ont entraîné un doublement des recrutements d’apprentis dans les entreprises. « Ces mesures ont été un vrai succès, nous avons dépassé le cap symbolique du million d’apprentis en France à la fin de l’année 2023, avec près de 850 000 nouveaux contrats enregistrés sur l’année, contre 350 000 en 2017 », salue le sénateur macroniste Xavier Iacovelli.
Un vrai succès, certes, mais coûteux pour les finances du pays, rappelle de son côté la sénatrice Les Républicains Frédérique Puissat : « Depuis la loi de 2018, les crédits de la mission « travail-emploi » qui porte principalement l’apprentissage sont passés de 14 milliards d’euros à 22 milliards d’euros….
Auteur: Rose Amélie Becel

