Les sénateurs ont réintroduit ce jeudi 20 novembre, lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le gel du barème de la contribution sociale généralisée (CSG). La mesure avait été proposée par le gouvernement dans la version initiale du texte, pour une économie supposée d’environ 300 millions d’euros en 2026, alors que ce barème est traditionnellement indexé sur l’inflation. Au cours des débats à l’Assemblée nationale, les députés de gauche et du Rassemblement national l’avaient rejeté, arguant de l’impact de la mesure sur les retraités et les travailleurs les plus modestes.
« Là, on rentre dans le vif du sujet sur le rétablissement des comptes de la Sécu, avec des amendements à forte portée économique », a reconnu Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail et des Solidarités, se disant ainsi favorable à la réintroduction de l’article 6, supprimé au Palais Bourbon. « Le gel de la CSG est nécessaire pour trouver des économies », a-t-il défendu. Le sénateur RDSE Bernard Fialaire a tenté, en vain, d’adoucir la mesure en proposant « une indexation partielle du barème sur l’inflation », pour éviter que le gel brut « ne fasse basculer certains retraités ou invalides dans un taux supérieur de CSG ou ne leur fasse perdre une exonération ».
« Ce gel introduit l’année blanche socio-fiscale »
La réintroduction de ce gel a provoqué de vives réactions sur les bancs de…
Auteur: Romain David

