L’adoption du budget de l’Etat et de la sécurité sociale pour 2027 s’avère déjà une mission périlleuse. C’est pour exhorter les parlementaires à ne pas le censurer que Sébastien Lecornu leur a adressé une lettre le 22 août dernier. Il y insiste sur les risques d’une loi spéciale et les invite à négocier. Le 25 août, le sénateur Place publique de Paris Bernard Jomier, spécialiste du budget de la sécurité sociale, lui a répondu par écrit. Il l’invite à « cesser les mesures paramétriques qui ne règlent rien » pour résorber le déficit de la sécurité sociale. Interview.
La commission des comptes de la sécurité sociale annonçait en mai dernier que le déficit de la « sécu » pourrait être plus sévère que prévu (23,2 milliards au lieu de 19,4 milliards). Ces derniers jours, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures : hausse du plafond des franchises médicales de 100 à 140 €, diminution de la part remboursée de certains médicaments et des soins dentaires. Comment avez-vous reçu ces annonces ?
Dans sa lettre, le Premier ministre a raison : la situation des comptes est préoccupante, celle des comptes sociaux en particulier est très préoccupante. La hausse du déficit de la sécurité sociale est continue depuis la fin du covid. Après la crise de 2008, qui a été un choc considérable, il y a eu un retour à l’équilibre. Après le covid, ça n’a pas été le cas. C’est dû aux décisions du…
Auteur: Mathilde Nutarelli
