C’est dans un contexte de crise sanitaire, la dermatose bovine, qui frappe le sud-ouest de la France, que le Sénat a adopté dans la nuit de vendredi à samedi les crédits de la mission agriculture du budget du Sénat. A la tribune, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard a rappelé le cap du gouvernement : « La reconquête des pans perdus de notre souveraineté alimentaire ». En 2026, le ministère bénéficiera de 6,10 milliards d’euros en autorisations d’engagement et 6,8 milliards d’euros de crédits de paiement. En ajoutant les crédits européens, les dépenses fiscales et sociales, l’enveloppe s’élève à 25 milliards.
Jean-Claude Tissot, sénateur PS, rapporteur pour avis au nom de la commission des affaires économiques, a relevé une baisse de 600 millions d’euros, 11 % par rapport à 2025, « un niveau proche de 2023 ». « Autrement dit, il nous est proposé de revenir trois ans en arrière alors que les crises agricoles n’ont jamais été aussi fortes », a-t-il déploré.
Une comparaison rejetée par Annie Genevard, pour qui l’exercice le plus pertinent est celui de 2023, « dans la mesure où les exercices 24 et 25 ont été marqués par des cycles d’investissements extraordinaires et par nature temporaires […] C’est un budget supérieur à la moyenne des cinq dernières années », a-t-elle développé.
Le rapporteur LR de la commission des finances, Christian Klinger a concédé que la mission laissait « un goût…
Auteur: Simon Barbarit

