Il n’y a pas qu’en France où il est difficile de trouver un accord sur le budget. A Bruxelles, la proposition de la Commission européenne d’un budget de 2000 milliards d’euros sur la période 2028-2034, soit 1,26 % de la richesse produite dans l’UE, ne satisfait pas grand-monde. Le Parlement européen souhaite un budget plus ambitieux tout comme une quinzaine d’Etats-membres, appelés les « amis de la cohésion », parmi lesquels la Pologne, l’Italie, l’Espagne, la Roumanie et la Grèce. Ils sont en désaccord avec les pays dits « frugaux », l’Allemagne et les Pays-Bas en tête, qui défendent une baisse du budget de l’Union européenne. Lors du dernier sommet du 15 octobre, les 27 ne sont pas parvenus à trouver un compromis sur cette enveloppe financière. « Nous sommes au début de la discussion, les uns et les autres affirment leurs positions », nuance Younous Omarjee, eurodéputé La France Insoumise, membre du groupe La Gauche et vice-président du Parlement européen, interrogé dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat. « J’espère que les positions vont se rapprocher face à l’urgence de doter l’Union européenne d’un budget qui permette de satisfaire à la fois aux objectifs en matière de solidarité, de compétitivité, de sécurité, en tenant compte du contexte dans lequel nous nous trouvons. »
« Le budget de l’Union européenne, ce n’est pas une simple logique…
Auteur: Alexandre Poussart
