Budget : face à la pression des marchés financiers, la jeunesse peine à peser

Alors que les députés ont entamé à l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi de finances 2027, avec la partie recettes du 13 au 20 octobre, les discussions se sont largement articulées autour de la dette publique. Une dette, immense, catastrophique, qui voue aux gémonies les finances de l’État, assure le gouvernement. Sans surprise, pour les tenants des politiques néolibérales, ce scénario catastrophe contraindrait à nouveau à opérer des coupes drastiques dans les dépenses publiques. 

Pour ne rien arranger, mercredi 21 octobre, l’État a emprunté, pour la première fois depuis 2002, à un taux à dix ans supérieur à 5 % sur les marchés obligataires. La faute au mouvement social, disent certains analystes. Le 6 octobre dernier, déjà, le Financial Times, quotidien néolibéral britannique, titrait : « France : entre marché obligataire et barricades. »

Cette barre symbolique des 5 % franchie peut être aussi, en partie, le résultat d’une prophétie autoréalisatrice. À force de marteler que la France est au bord du gouffre financier, les marchés prennent le gouvernement au mot, anticipent une dégradation de la note par les agences et font monter les taux. 

Le gouvernement sourd aux revendications de la jeunesse…

Dans ce contexte, le 1er octobre dernier, Sébastien Lecornu a présenté en Conseil des ministres un budget de « redressement » qui prévoit un effort budgétaire pour atteindre en 2027 un objectif de 43 milliards d’euros d’économies par rapport à 2026. Il prévoit notamment de tailler dans les dépenses sociales, les dépenses de l’État et celles des collectivités. Un budget austéritaire, qui cache l’éléphant dans la pièce : l’échec des politiques d’aides aux entreprises. Précisément, celles qui expliquent l’état des finances du pays aujourd’hui.

Malgré un

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Auteur: Névil Gagnepain