Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

C’était il y a un an, presque une éternité en politique. Le 9 septembre dernier, Sébastien Lecornu arrivait à Matignon, nommé premier ministre par Emmanuel Macron. Enfin le tour de celui dont le nom était cité à chaque renouvellement. Après François Bayrou, c’est un proche du chef de l’Etat qui a pris la barre d’un gouvernement, non pas à la dérive, mais dans la tempête qu’est devenue la vie parlementaire, depuis la dissolution de 2024.

Une première bougie qui n’avait rien d’évident. Car tout avait mal commencé. Moins de 24 heures après sa nomination, Sébastien Lecornu démissionne, suite à la colère des LR, et surtout de Bruno Retailleau, sur la composition du gouvernement. Aussitôt renommé par Emmanuel Macron, le premier ministre peut alors se pencher sur sa première et principale mission : faire adopter un budget.

  • L’adoption du budget dans la douleur

C’est sa principale réussite : avoir réussi à donner à la France un budget, malgré la majorité relative à l’Assemblée, malgré les difficultés dans son propre camp. Pour y parvenir, Sébastien Lecornu négocie, comme son prédécesseur, avec le Parti socialiste, qui obtient quelques avancées, après des semaines d’incertitudes et de tensions.

Après quatre mois de débats parlementaires, trois recours au 49.3 et six motions de censure, le budget 2026 est définitivement adopté, le 2 février, soit en retard. Ce qui a permis à la France de sortir de la…

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Auteur: François Vignal