Les débats budgétaires risquent d’être longs. Deux articles seulement ont été examinés à l’Assemblée, et les accusations réciproques entre le PS et LFI fusent déjà. D’un côté, un amendement LFI pour mettre en place l’impôt universel et lutter contre les paradis fiscaux qui n’ont pas de conventions fiscales avec la France n’a pas été adopté à une voix près alors que les socialistes se sont abstenus.
De l’autre, le PS a proposé de n’indexer sur l’inflation que les premières tranches du barème de l’impôt sur le revenu, ce qui revenait à augmenter le taux d’imposition réel des Français les plus riches. Mais avant de pouvoir examiner cet amendement socialiste, un amendement LR d’indexation de l’ensemble du barème – mesure habituellement votée tous les ans au début de l’examen du budget – a été adopté avec les voix de LFI, qui avait présenté un amendement identique. L’adoption de cet amendement a « fait tomber » celui des socialistes qui n’a donc pas été débattu, ce qui n’a pas permis aux différents groupes politiques de se positionner.
« Si nous n’avions pas voté cet amendement, la droite n’aurait pas voté le nôtre, et le barème de l’impôt sur le revenu n’aurait pas été indexé sur l’inflation, ce qui aurait soumis 200 à 300 millions de pauvres à l’impôt sur le revenu », explique Manuel Bompard. Le coordinateur de LFI « regrette » ainsi « que le Parti socialiste se…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

