« Notre approche est assez simple, on a proposé une copie initiale qui fonctionne », assure la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui défend un budget proposant 60 milliards d’économies. Pourtant, depuis le début de l’examen du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale, le gouvernement enchaîne les revers et voit sa copie profondément remaniée.
En cause, des divergences entre les soutiens du gouvernement qui ont offert plusieurs victoires à la gauche, en commission comme dans l’hémicycle. Hier soir, les députés ont notamment supprimé les crédits alloués au Service national universel. Alors que les débats doivent reprendre mardi 5 novembre sur la partie recettes du texte, le gouvernement se refuse encore à utiliser l’article 49 alinéa 3 qui permet d’adopter le texte sans vote. Néanmoins, le principe de l’utilisation du 49.3 a été évoqué en conseil des ministres, le 23 octobre, seul préalable à son utilisation.
« J’ai du mal à comprendre qu’on puisse nous reprocher de laisser les débats se tenir »
Face aux critiques soulignant la verticalité de l’approche gouvernementale, Maud Bregeon assure vouloir laisser les parlementaires travailler. « J’ai du mal à comprendre qu’on puisse nous reprocher de laisser les débats se tenir. Notre souhait c’est de laisser le débat se tenir jusqu’au bout », continue Maud Bregeon qui explique que le gouvernement ne souhaite pas utiliser le 49.3 avant la fin de…
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Auteur: Henri Clavier

