Le problème est désormais connu. François Bayrou avait opté l’année dernière pour une loi spéciale afin de faire tourner les services de l’Etat avant l’adoption d’un budget en février. Un an plus tard, plusieurs options s’offrent à Sébastien Lecornu après l’échec rapide de la commission mixte paritaire (CMP) sur le budget 2026 ce vendredi matin (voir notre article).
Ordonnances, loi spéciale ou autres « ordonnances négociées » sont encore sur la table. Si la Constitution est faite pour éviter un « shut down » à l’américaine et que le précédent de 2025 écarte un scénario catastrophe, le budget de la Défense pourrait particulièrement pâtir de l’échec du parcours « normal » du budget 2026.
Près de 7 milliards d’euros en jeu
Conformément à la loi de programmation militaire (LPM) qui prévoit la montée en charge du budget de la Défense sur la période 2024-2030, le projet de loi de finances pour 2026 présenté par le gouvernement entérinait une hausse des crédits de 50,5 milliards à plus de 57 milliards d’euros, soit une hausse de 6,7 milliards sur un an. Avec l’échec de la commission mixte paritaire (CMP), le gouvernement pourrait – comme l’année dernière – reconduire les crédits de l’année précédente « par douzième » chaque mois où un budget n’a pas été voté par les parlementaires.
Un rafistolage budgétaire difficile à gérer pour toutes les administrations, mais qui aurait un…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

