Le ministre de l’Économie et des Finances Antoine Armand souhaite « atténuer » la hausse des cotisations patronales sur les bas salaires prévue dans le budget 2025, en échange « d’autres efforts » pouvant porter sur la durée du travail.
« Le gouvernement entend les inquiétudes exprimées par les entreprises et le groupe EPR (Ensemble pour la République, NDLR) notamment, concernant l’impact potentiel sur l’emploi » des cinq milliards de suppressions d’allègements de charges prévues, déclare dimanche le ministre aux Echos.
« Je souhaite que nous améliorions notre proposition en commençant par atténuer la hausse de cotisations sur les bas salaires. Il faudra trouver d’autres efforts », ce qui peut « prendre plusieurs formes, notamment une augmentation de la durée du travail – qui reste insuffisante en France », estime le ministre.
L’abandon d’un deuxième jour férié « est une piste parmi d’autres », selon lui.
Dans le budget, il n’est par ailleurs pas question, assure-t-il, de « toucher au Pacte Dutreil » sur les successions d’entreprises, ni « à ce qui a fait le succès du crédit impôt recherche ».
M. Armand, qui participera lundi et mardi à Bruxelles aux réunions de l’Eurogroupe et de l’Ecofin à Bruxelles, se dit partisan d’un report de la réglementation CAFE imposant des sanctions dès 2025 aux constructeurs automobiles qui ne vendent pas assez de voitures électriques. Pour lui, « les constructeurs fermement engagés dans l’électrification des véhicules » ne doivent pas être concernés l’an prochain.
Il discutera aussi à Berlin vendredi, avec ses homologues allemands, de la directive CSRD sur le reporting extra-financier des entreprises, qui entre peu à peu en vigueur.
« Sans remettre en cause l’objectif » de la circulaire, il appelle à « un peu de bon sens européen », en estimant que « le nombre d’entreprises concernées et d’indicateurs obligatoires…
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Auteur: AFP

