Une session ordinaire pas si ordinaire. Avec la présidentielle, la session parlementaire de droit qui dure habituellement du 1er octobre au 31 juin sera écourtée à la fin du mois de février. Cela laisse cinq mois aux parlementaires pour discuter des textes qui seront mis à l’agenda, dont un gros morceau : le budget.
« Ça nous oblige à être vigilant sur le débat budgétaire, qui peut prendre du temps. Des arbitrages seront faits au fil de l’eau selon l’avancée des débats », a expliqué Laurent Panifous en détaillant la stratégie du gouvernement sur ce dossier épineux : « Nous présentons une copie initiale qui a vocation à faire l’objet d’échanges pour trouver des compromis avec les mêmes interlocuteurs qu’il y a un an. Le gouvernement est prêt à faire des pas. Nous n’avançons pas avec des lignes rouges. La cible de 5 % de déficit et de 54 milliards d’économies essentiellement sur les dépenses de l’Etat n’est qu’une méthode de départ. Les groupes parlementaires avec qui nous négocions pourront proposer des choses et c’est le Parlement qui décidera. »
Le gouvernement repart donc sur la même méthode que l’année dernière, où le projet de loi de finances avait été adopté seulement le 2 février 2026, après l’adoption d’une loi spéciale pour temporiser. « Il existe plusieurs chemins pour l’adoption d’un budget. L’idéal serait le vote, ça sera compliqué. L’année dernière nous…
Auteur: Louis Mollier-Sabet
