« Ce n’est même pas une question financière », a estimé Marie-Pierre de la Gontrie (PS) au moment de défendre la suppression des moyens matériels et de personnels mis à disposition par l’Etat aux anciens Premiers ministres et Présidents de la République. « Pourquoi maintenir ces avantages conséquents pendant des années, alors que les personnes dont on parle n’en ont pas besoin ? » a interrogé la sénatrice socialiste en appelant à l’exemplarité. Récemment, Sébastien Lecornu a limité ces avantages aux dix années suivant le départ des concernés de Matignon, et non plus au reste de leur vie.
1,6 million d’euros d’économies
Le rapporteur spécial des crédits de la direction de l’action du gouvernement, le sénateur RN Christopher Szczurek, qui s’est déclaré favorable à la suppression des avantages des anciens Premiers ministres mais pas à ceux des anciens Présidents de la République, a aussi rappelé que cette suppression n’affecterait pas les dépenses liées à la sécurité des personnes concernées. Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a pour sa part défendu l’action « significative » du gouvernement en la matière, avec une diminution de ces dépenses de 12 % par rapport à 2019.
Pour être appliquée, la mesure qui économise 1,6 million d’euros devra être validée par la commission mixte paritaire (CMP) et l’Assemblée nationale.
Auteur: Louis Mollier-Sabet

