Dans la nuit, la Haute assemblée a amendé le projet de refonte du Compte professionnel de formation (CPF) porté par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances. Le gouvernement souhaitait réduire le périmètre des formations éligibles au CPF. Une logique à laquelle la commission des finances s’est montrée favorable. « Les dépenses liées à l’utilisation du CPF, et qui sont financées par France Compétences, sont passées de 740 millions d’euros en 2018 à 1,9 milliard d’euros en 2025 après un pic à 2,7 milliards en 2021, donc il nous apparaît que des mesures de régulation de cette dépense semblent bienvenues », rappelle le sénateur Emmanuel Capus (Horizons), rapporteur spécial de la commission des finances sur la mission Travail, emploi et administration des ministères sociaux.
Les bilans de compétences restent éligibles au CPF
L’article 81 prévoyait notamment d’exclure les bilans de compétences du CPF ainsi que d’autres formations comme la validation de l’expérience et des acquis (VAE) pour une économie estimée à 284 millions d’euros en autorisations d’engagement. « Vous choisissez de restreindre un outil qui a pourtant fait ses preuves, en matière d’émancipation et de montée en compétences. Les bilans de compétences deviennent une variable d’ajustement budgétaire », a déploré la sénatrice Annie Le Houerou (PS).
Un amendement de la sénatrice Marie-Claire Carrère-Gée (LR), largement soutenu par…
Auteur: Henri Clavier

