Sans surprise, le gouvernement poursuit la même logique austéritaire : pour préserver les acquis fiscaux des plus riches et des multinationales et éviter de les mettre davantage à contribution, face aux enjeux budgétaires, préfère opérer nouvelles coupes budgétaires dans les services publics. L’été caniculaire et les incendies ont pourtant montré à quel point les pompiers étaient privés des moyens nécessaires à la lutte contre le feu ; la rentrée scolaire a confirmé l’incapacité de l’Éducation nationale a garantir qu’il y a bien une professeure devant chaque classe ; les hôpitaux sont saturés. De la même manière, les éboulements ont illustré à leur manière les difficultés croissantes de la population en montagne. Il faudrait investir massivement dans les services publics et la bifurcation écologique, mais le gouvernement annonce un effort supplémentaire de 54 milliards d’euros après des années de tour de vis budgétaire qui n’ont pourtant pas eu d’effet en termes budgétaires ni de relance de l’activité économique. Les services publics vont donc encore trinquer.
De même, après de multiples réformes des retraites et de l’assurance-chômage, qui ont considérablement affaibli notre système de protection sociale, le gouvernement entend continuer le détricotage de la Sécurité sociale. La piste du déremboursement des médicaments se confirme : en prétendant « responsabiliser » les malades, le gouvernement les culpabilise, les infantilise et creuse encore plus les inégalités d’accès au soin. Le gouvernement a également laissé fuiter la piste d’une désindexation des retraites, ce qui se traduirait par une perte de pouvoir d’achat des retraitées.
L’injustice fiscale organisée par le gouvernement
Le prétexte pour ce nouveau tour de vis budgétaire est connu : la dette publique atteint des niveaux records (117,5% du PIB), il n’y aurait d’autre solution que de réaliser 54…
Auteur: Attac France
