Il y a le symbole. Et il y a la suite. Après avoir obtenu le gel de la réforme des retraites jusqu’en 2027, le Parti socialiste a permis à Sébastien Lecornu de déposer son projet de budget pour que le Parlement l’examine. « Le gouvernement déposera, nous débattrons, vous voterez », avait promis, lors de son discours de politique générale, le locataire de Matignon.
Pour l’instant, il tient parole, sans que cela ne bénéficie à la gauche qui espérait, par le débat, obtenir une inflexion majeure de la politique économique du gouvernement. Or, depuis le début des discussions ce lundi de l’examen du volet recettes en commission des finances, le « changement de cap » espéré ne se concrétise pas.
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La majorité des grandes propositions pour créer de nouvelles recettes fiscales – taxe Zucman, meilleure imposition de l’héritage, ISF climatique, etc. – ont toutes été balayées au sein de la commission des finances par une alliance tacite entre le bloc central, la droite et l’extrême droite. Outre le rejet de ces propositions phares, l’examen détaillé des amendements montre que c’est bien le bloc central et ses alliés de la Droite Républicaine qui est en train de tirer profit des débats.
Le « socle commun » largement en tête des amendements adoptés
À l’heure où nous écrivons ces lignes, 56 % des amendements adoptés par la commission des finances sont issus de ce qu’on a appelé le « socle commun », récemment renommé « plateforme de stabilité ». C’est à peine plus de 23 % pour l’intégralité des groupes parlementaires du Nouveau Front Populaire (communistes, insoumis, écologistes et socialistes).
Le NFP, à lui…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

