Le marathon budgétaire va faire une petite pause. Estimant que le budget ne pourrait être adopté par l’Assemblée nationale – le texte a notamment été rejeté en commission samedi dernier, l’exécutif a annoncé hier soir qu’il suspendait les discussions au Palais Bourbon jusqu’à mardi. Le vote sur la première partie « recettes » était envisagé dans les jours à venir, alors qu’il restait moins de 500 amendements à débattre. Le ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a affirmé dans l’hémicycle que « nous nous éloignons définitivement d’un texte de compromis acceptable par une majorité de députés ».
Les services du Premier ministre ont ensuite annoncé que le gouvernement ferait, ce vendredi, des « propositions (…) d’évolution de la copie initiale du projet de loi de finances pour l’État, qui témoigneront qu’un compromis est possible ». En d’autres termes : un compromis de non-censure avec le Parti socialiste, et les indépendants de Liot. « A ce stade », le déficit atteint 5,3 % du PIB, loin de l’objectif de l’exécutif de 5 %.
Matignon tient pour coupables de cette impasse le RN et LFI, les accusant d’un « sabotage continu [qui] rend désormais impossible l’adoption d’un budget par un vote » des députés, et « inéluctable l’utilisation d’un outil du parlementarisme rationalisé, pour que la France ait un budget ». En effet, sans adoption par l’Assemblée nationale du…
Auteur: Rédaction Public Sénat

