Vu les tensions, les guerres et les massacres qui se multiplient partout sur la planète, le cirque budgétaire était passé au second plan. Mais celui-ci touche à sa fin. Les marchandages sont terminés, et le patron du Parti socialiste se dit prêt à ne pas censurer le gouvernement au prétexte « d’avancées sociales ».
Comment parler d’avancées sociales quand tous les budgets sont rabotés ! Les hôpitaux sont mis au régime sec, et les malades qui ne peuvent pas payer pour aller dans le privé attendront pour se faire soigner. C’est la même cure d’austérité pour l’Éducation nationale, le logement social, l’emploi…
Mais voilà, en échange de son soutien à Lecornu, le PS a obtenu quelques mesures qui masqueront ces nouvelles coupes : la prime d’activité sera augmentée ; les étudiants auront droit à un repas à 1 euro dans les restaurants universitaires ; les APL suivront l’inflation ; 400 millions supplémentaires iront au logement social, MaPrimeRénov’ sera relancée et l’impôt sur le revenu n’augmentera pas.
Cette liste de mesures prouve surtout une chose : faire vivre décemment sa famille devient de plus en plus difficile pour des millions de femmes et d’hommes parce que les prix ont flambé et que les salaires restent très insuffisants.
Comment joindre les deux bouts quand on est payé autour du smic, 1400, 1500 euros net par mois, comme près de trois millions de salariés ? Dans le privé, la moitié des salariés gagnent moins de 2100 euros par mois. Une somme vite envolée une fois payés le loyer, les crédits, l’électricité, l’eau, les assurances, le téléphone, Internet, la mutuelle et les frais d’une voiture.
La CGT a recensé 483 plans de suppressions d’emplois sur les 18 derniers mois et plus de 100 000 emplois sont menacés ou supprimés. Des salariés, des employés, des cadres qui ont travaillé 20, 30 ans dans une entreprise se retrouvent licenciés du jour au lendemain. Et contrairement aux…
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