187 voix pour certes, mais tout de même 109 bulletins contre et 48 abstentions. Le signe que les esprits sont au mécontentement au Sénat, alors que la commission mixte paritaire (CMP) s’ouvre vendredi, pour tenter de décrocher un texte de concessions. Un objectif ambitieux pour les sept sénateurs et les sept députés qui se réuniront en fin de semaine, alors que l’examen de la copie du projet de loi de finances (PLF) n’était pas arrivé à son terme à l’Assemblée nationale, avec un rejet en bloc de sa partie « recettes » (un seul vote pour). « Il avait été considéré, y compris par les forces qui soutiennent le gouvernement, comme difficilement votable, au niveau notamment des très fortes hausses d’impôts, qui avaient été votées ensemble par les Insoumis et le Rassemblement national », déroule la ministre de l’Action et des Comptes publics.
« Chacun doit faire un pas »
Arrivé au palais du Luxembourg dans sa version initiale déposée par le gouvernement, le PLF a été « largement modifié » par les sénateurs, dénaturant les propositions de l’exécutif, analyse Amélie de Montchalin. A présent, « nous espérons et nous souhaitons qu’un compromis se dégage, non pas un compromis où chacun, à nouveau, réaffirme ses convictions, mais un compromis qui devient le budget d’un pays », argue la ministre. « Ça veut dire que chacun doit faire un pas », poursuit-elle, dans un Parlement où les désaccords règnent…
Auteur: Aglaée Marchand

