On y est. L’interminable marathon budgétaire rentre dans sa dernière ligne droite. Après avoir constaté l’incapacité de l’Assemblée à arriver au bout de l’examen du projet de loi de finances (PLF) par un vote classique dans l’hémicycle, le premier ministre vient (enfin) d’abattre ses cartes. Si on ne connaît pas encore le moyen – 49.3 ou ordonnances, pour savoir, il faudra attendre jusqu’à mardi peut-être – Sébastien Lecornu a mis sur la table ses propositions qui pourraient mener à un compromis, ou plutôt à une non-censure, synonyme d’adoption du budget 2026.
Entre la hausse de la prime d’activité, le repas à 1 euro pour les étudiants, 2000 postes de plus pour l’école inclusive, la hausse de 400 millions d’euros des moyens des bailleurs sociaux, l’indexation de l’impôt sur le revenu et l’abandon de la réforme de l’abattement pour les retraités, ou le maintien des moyens pour l’université (lire notre article pour plus de détails), il y en a un peu pour tout le monde, LR et Renaissance/Modem/Horizons compris, mais quand même davantage pour le PS. Normal, c’est de la décision de ses députés dont dépend le sort du gouvernement, en cas de censure.
« Ce sont des mots qui nous parlent », apprécie Patrick Kanner
Côté PS, on ne cache pas une certaine satisfaction vendredi soir, mais c’est un peu le verre à moitié plein. « On a des signaux dans notre direction, c’est évident. Il y a le repas à un…
Auteur: François Vignal

