4 milliards d’après les Echos, 6 milliards d’après Le Monde : qui dit mieux ? Le gouvernement réunit mardi 21 avril un « comité d’alerte des finances publiques » pour annoncer ses mesures de précaution budgétaire en réponse au « choc pétrolier » que vit l’économie mondiale – selon les mots du ministre de l’Economie Roland Lescure. Créée à la suite d’exercices budgétaires compliqués et la découverte de déficits plus importants que prévus en 2023 et 2024, cette instance réunit parlementaires, représentants des élus locaux et de la Sécurité sociale ainsi que les partenaires sociaux.
Les ministres concernés devraient donc détailler demain les conséquences précises de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie française. Pour le moment, les tensions sur les marchés pétroliers et gaziers ont poussé le gouvernement à réviser sa prévision de croissance pour 2026 à la baisse (- 0,1 %, de 1 % à 0,9 %). Mais le coût du conflit est encore « en cours d’évaluation », a précisé la semaine dernière le ministre des Comptes publics, David Amiel, renvoyant à une présentation plus détaillée lors de ce fameux comité d’alerte.
« Un ordre de grandeur » de 4 à 6 milliards d’euros
Le gouvernement devrait donc finalement tabler sur 4 ou 6 milliards de gels de dépenses, selon les chiffres sortis dans la presse ces derniers jours – un « ordre de grandeur » confirmé par plusieurs parlementaires de la…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

