Samedi 18 octobre 2025, des défilés « No Kings » contre Donald Trump ont rassemblé des foules immenses dans des milliers de villes américaines. Depuis maintenant des mois, des images montrent quotidiennement des raids massifs dans plusieurs grandes métropoles américaines menés par l’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement), l’agence fédérale de contrôle de l’immigration. Ces opérations policières massives, menées avec parfois le soutien de véhicules blindés, provoquent des arrestations brutales et la séparation de familles.
En réaction, des milliers de manifestants descendent dans les rues, bloquent des avenues et affrontent les forces de l’ordre pour défendre leurs communautés. Elles n’hésitent pas à utiliser des matraques, des gaz lacrymogènes et à tirer des balles en caoutchouc. En juillet 2025, Donald Trump invoque un texte lui permettant de mobiliser directement la Garde nationale à des fins de maintien de l’ordre, en contournant les gouverneurs des États.
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Officiellement, cette décision vise à « sécuriser les infrastructures fédérales », mais dans les faits, des unités armées patrouillent dans les rues des grandes villes. À Portland ou Chicago, fiefs des contestations américaines, des rassemblements quotidiens font face aux forces de l’ICE.
400 000 personnes expulsées cette année
En 2024, l’ICE a expulsé 271 484 personnes, plus haut niveau depuis des années, selon son rapport annuel. Sa communication « First 100 Days » (printemps 2025) revendique 66 463 arrestations et 65 682 expulsions sur le début du mandat de Trump. Depuis la nouvelle investiture de Trump, les chiffres de l’ICE ont explosé. En…
Auteur: Maxime Sirvins

