Les partenaires sociaux à Matignon, les groupes parlementaires chez les ministres en charge du budget de l’État et de la Sécurité sociale: le gouvernement a affiché sa volonté de dialogue en démarrant une série de rendez-vous, le Premier ministre affirmant être « sans tabou » sur les retraites.
A la numéro un de la CFDT Marylise Léon, reçue en fin d’après-midi, François Bayrou a assuré n’avoir « aucun tabou » sur tous les sujets liés aux retraites », « y compris sur l’âge légal », selon la responsable syndicale.
Pour le premier syndicat, ce sujet « doit être rouvert avec tout ce qui peut être possible et imaginable en matière de financement ».
Reçu avant elle, le président du Medef Patrick Martin a lui dit vouloir élargir la discussion sur les retraites au « financement de la protection sociale » par de la « capitalisation » ou de la « fiscalité ».
Le président de la CPME François Asselin a souligné qu’il ne fallait pas « faire miroiter aux Français des promesses qu’on ne pourra jamais tenir », faute de financement, et suggéré de concentrer les améliorations sur les métiers engendrant de l’usure professionnelle.
Les rencontres avec les autres organisations se poursuivront jusqu’à lundi, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale.
Matignon avait indiqué que les échanges porteraient sur « l’actualité sociale » y compris « ce que le Premier ministre a mis sur la table » sur les retraites, mais ni Marylise Léon ni Patrick Martin n’ont apporté de précision sur ses intentions.
François Bayrou avait proposé en décembre aux forces politiques de rouvrir une discussion, pendant neuf mois, sur la réforme controversée des retraites de 2023, sans la suspendre. Il avait affirmé croire qu’il pouvait y avoir une autre solution pour leur financement que le report de l’âge de 62 à 64 ans, évoquant un système « à…
Auteur: AFP

