Le Burkina Faso est un pays aride d’Afrique de l’Ouest connu pour la diversité de ses écosystèmes, notamment ses savanes, ses forêts et ses zones humides. De grands herbivores comme l’éléphant, la girafe et l’hippopotame, ainsi que des prédateurs comme le lion, le léopard et le lynx africain, errent dans les savanes du pays. De nombreuses espèces d’oiseaux utilisent le pays comme halte ou aire d’hivernage, ce qui en fait un corridor migratoire important entre l’Europe et l’Afrique.
Les réserves naturelles en tant qu’aires protégées couvrent 14 % du territoire national. Elles sont entourées de zones fortement peuplées. La demande de nourriture, de bois de chauffage et de terres pour s’installer a stimulé l’activité agricole, le pâturage et la coupe de bois à proximité de ces zones protégées.
Dans le cadre de mes recherches doctorales, j’ai étudié l’évolution de l’utilisation des terres entre 2000 et 2022 dans l’une des principales réserves de faune du Burkina Faso, la réserve naturelle de Bontioli.
Avec l’aimable autorisation du Bureau régional de l’environnement, sud-ouest du Burkina Faso
Située dans la région sud-ouest du Burkina Faso, la réserve couvre plus de 46 000 hectares. Un tiers de cette superficie est une réserve naturelle intégrale où l’homme n’a qu’un accès limité. Les deux autres tiers de Bontioli sont une réserve partielle, où certaines espèces sont protégées mais que la communauté locale peut toujours utiliser comme source de nourriture et de plantes médicinales.
Nous avons utilisé des images satellites de la NASA et du Earth Explorer du gouvernement des États-Unis ainsi que des données sur la population humaine pour déterminer comment la couverture terrestre (arbres, herbes et arbustes) avait changé entre 2000 et 2022.
Mes recherches ont révélé que cette zone protégée avait perdu 27,6 % de ses forêts et…
Auteur: Razak Kiribou, PhD candidate, Africa Center of Excellence for Climate Smart Agriculture and Biodiversity Conservation, Haramaya University

