« Comment s’engager sans se cramer. » Le sous-titre du livre d’Hélène Balazard et Simon Cottin-Marx, Burn-out militant, à paraître début septembre chez Payot, parle de lui-même. Depuis quelques années la notion est apparue, notamment au sein des mouvements féministes. « Elle permet d’interroger l’organisation du travail militant », explique Simon Cottin-Marx.
En effet, l’épuisement militant a toujours existé, mais la question de l’impact de l’organisation du travail sur l’état psychique des militants et des militantes est beaucoup plus récente. « On reliait cela à l’hystérie, à la folie », poursuit le maître de conférences en sociologie. Or, selon lui, le monde militant est fait « d’organisations où les gens s’engagent pour une cause, avec une culture du sacrifice, sans que la question de prendre soin des membres de l’organisation soit réellement réfléchie ».
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Une culture à laquelle on peut ajouter un contexte particulièrement dur pour les organisations militantes, en première ligne d’une répression importante et qui doivent faire face à de nombreux reculs progressistes. Autant de facteurs qui participent à un épuisement important. Et qu’on retrouve au sein des témoignages que nous avons recueillis.
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Notamment pour les militantes – aucun homme n’a répondu à notre appel à témoignages. « Il existe une forte division genrée des taches dans notre société. Donc les femmes qui militent font face à une triple…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

