Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi a dénoncé la « tolérance » à l’égard des violations des droits de l’homme particulièrement celles commises par les Imbonerakure, milice des jeunes affiliés au parti au pouvoir, par la police et par le Service National de Renseignement.
« L’Etat continue systématiquement à exercer un contrôle sur le Service National de Renseignement (SNR) et la milice des Imbonerakure qui assiste, complète les effectifs ou remplace les forces de sécurité dans des localités où elles ne sont pas présentes sur l’étendue du territoire national », a déclaré par liaison vidéo, Fortuné Gaetan Zongo.
Selon l’Expert indépendant onusien, les Imbonerakure ont libre cours pour terroriser la population, procèdent aux arrestations arbitraires, aux disparitions forcées et intimident la population.
Des attaques à la grenade des rebelles de RED Tabara
D’une manière générale, la situation sécuritaire semble de plus en plus volatile. Elle est marquée par « une recrudescence de la criminalité » avec de nouvelles attaques sur le sol burundais du groupe rebelle, RED Tabara ou des attaques à la grenade dans les lieux publics, les restaurants et les débits de boissons.
Par ailleurs, l’espace civique est verrouillé et ne permet pas l’expression de voix dissidentes. Plusieurs journalistes et représentants de la société civile ont fait l’objet d’arrestations, de détentions arbitraires, d’harcèlements et d’intimidations.
« Eu égard aux nombreux risques identifiés en vertu des facteurs de risques communs spécifiques au cadre de l’analyse des atrocités criminelles, mon prochain rapport tire la sonnette d’alarme et lance une alerte précoce afin de minimiser la survenance d’une nouvelle crise au Burundi au cours des élections à venir », a-t-il mis en garde.
D’autant que Bujumbura a, à la veille…
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Auteur: Nations Unies FR

