Les salariés de la papeterie Chapelle Darblay (Seine-Maritime) soutenus par des écologistes pour sauver la seule usine française fabriquant du papier journal recyclé ; ceux de l’usine Michelin de Cholet (Maine-et-Loire), ravitaillés par des cantines militantes sur leur piquet de grève… Dans un mouvement balbutiant, mais bien réel, les alliances entre militants écologistes et ouvriers se multiplient sur le terrain, forgées par une série d’expériences locales.
Avec des appels conjoints à l’action, une présence sur les piquets de grève et les blocages et des échanges pendant les assemblées générales, les journées de mobilisation des 10 et 18 septembre ont été l’occasion d’en faire la démonstration.
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La clé de ces alliances réside dans la construction de « champs de lutte partagés », selon Julien Troccaz, secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail. « Ce n’est pas juste nous qui participons à une lutte écologiste, ce sont aussi les écologistes qui participent à une lutte sociale », décrit le cheminot, dont le syndicat est mobilisé dans la lutte contre la LGV Lyon-Turin, en Savoie. Il y côtoie des organisations écologistes comme les Soulèvements de la Terre et Extinction Rebellion.
« Objectif commun »
Sur le terrain, « chaque mouvement conserve son autonomie, en termes de modalités d’actions par exemple, mais chacun apporte quelque chose et apprend de l’expérience de l’autre, pour atteindre un objectif commun », détaille le syndicaliste.
Si s’accorder sur des objectifs est relativement évident dans le domaine du ferroviaire, cela peut paraître plus complexe dans des secteurs polluants, comme le raffinage. Pourtant, les ouvriers de la raffinerie de TotalEnergies de Grandpuits (Seine-et-Marne) ont su rallier les Amis de la Terre et Greenpeace à leur cause, contre le greenwashing du projet de…
Auteur: Léa Guedj

