Près de trois semaines après avoir été nommé, le premier ministre va de nouveau consulter. C’est grave docteur ? En effet, les semaines se suivent et se ressemblent pour Sébastien Lecornu. Il a de nouveau déjeuné avec les responsables du socle commun, ce lundi, à Matignon. Mardi, il rencontre les présidents de l’Assemblée et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, avant de faire face à une seconde journée de grève, jeudi, et de revoir les socialistes vendredi, pour une rencontre qui s’annonce déjà cruciale. Et petit « détail » à ne pas oublier : il pourrait nommer son gouvernement en fin de semaine, comme publicsenat.fr l’écrivait mercredi dernier.
« Toutes les semaines sont cruciales. Celle-là l’est plus, car il y a la nomination du gouvernement », reconnaît François Patriat, président du groupe RDPI (Renaissance) du Sénat. Mais il tempère l’attente. « Il y a un gouvernement démissionnaire depuis bientôt trois semaines, les Français ne s’en aperçoivent pas. Il vaut mieux prendre le temps et trouver un gouvernement en accord avec les décisions budgétaires qui seront prises », avance ce fidèle d’Emmanuel Macron.
« La porte est restée ouverte, mais c’est une ouverture de plus en plus maigre », affirme Patrick Kanner
Alors que l’horloge budgétaire tourne, est-ce déjà la semaine de la dernière chance pour Sébastien Lecornu ? « Oui », répond sans ambages le premier secrétaire du PS,…
Auteur: François Vignal

