Ça sent le prout au « débat » public sur la mine de lithium

Au rendez-vous on ne savait trop à quoi s’attendre quant à la forme que prendrait cette mascarade. On est venu·e·s avec la haine du monde industriel et notre solidarité. À quelques-un·e·s on a plus ou moins silencieusement éclaté des boules puantes à deux endroits de la pièce et au pied de la régie vidéo, et jeté de la propagande Imerys à la poubelle pour la remplacer par des brochures informatives contre la multinationale et les raclures qui la font prospérer.

Les vigiles ont mis trop de temps à capter ce qui se passait et avant qu’on parte discrètement, volèrent au milieu de la salle plusieurs exemplaires d’un tract :

La Commission Nationale du Débat Public….

Voilà un bel exemple de comment la domination d’aujourd’hui préfère procéder, une spécialité toute particulièrement appréciée dans la grrrande République française, berceau du « débat public » à tout va.

Cela peut nous rappeler le « débat public » autour de l’introduction des organismes génétiquement modifiés il y a plus de deux décennies. Décriés comme de la « nourriture Frankenstein », les OGM s’étaient heurtés à de nombreux fauchages de champs expérimentaux et aux sabotages de laboratoires. Il n’y avait rien à marchander, rien à négocier : non, c’est non. Heureusement qu’il y avait ce « débat public », permettant à toutes les stars de la contestation de s’exprimer, parfois en face à face, avec les défenseurs des OGM

C’était beau, c’était « vachement intéressant » et c’était nul : de la poudre aux yeux, de la confusion, du démocratisme appliqué à bonnes doses aux naïfs et aux aspirants gestionnaires. Le « débat public », c’est l’autre versant de la répression des condés, le désamorçage de tout conflit réel et vivant, de l’hostilité irréductible.

On peut s’attendre à ce que certains se prêtent à ce jeu et multiplient les initiatives pour que s’installe un « débat…

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