Il faut quitter les grands axes de circulation et s’enfoncer dans la garrigue méditerranéenne pour les apercevoir. Au milieu des vignes, un agglomérat de palettes, de tôles et de bâches tendues. Des habitations de fortune en marge des communes. Certaines sont habitées à l’année, d’autres sont des pieds à terre occasionnels. Toutes sont illégales, car installées sur des zones inconstructibles. Aucun chiffre ne permet de saisir l’ampleur de ce phénomène nommé « cabanisation ». Le mot n’existe même pas dans le dictionnaire, mais il est largement employé par les politiques qui s’y opposent. C’est l’un des combats que mène la sénatrice LR des Pyrénées orientales, Lauriane Josende. Son département, comme les départements voisins, sont particulièrement touchés par le phénomène.
« Le vrai risque ici, c’est la sécurité des habitants »
Sur la commune de Saint Nazaire, à quelques kilomètres de Perpignan, l’élue retrouve Ludovic Benmehel, responsable de la police municipale, sur une zone dite « cabanisée ». Une allée de portails en bois s’étend le long d’un cours d’eau. À travers les palissades, des habitations sont à peine visibles. « Là on voit des palettes en bois les unes sur les autres, si on a un départ de feu c’est très problématique », confie le policier, « et le cours d’eau est régulièrement en crue, donc le vrai risque ici, c’est…
Auteur: Clémentine Louise

