Drôle de soirée sur BFM–TV. La chaîne d’information en continu a organisé, le 9 septembre, un débat sur l’écologie. Une idée plutôt bienvenue, après cet été marqué par des vagues de chaleur historiques, une sécheresse inédite et des incendies à répétition. Mais la réalisation de l’émission s’est avérée chaotique.
Sur le casting, tout d’abord. La chaîne d’information avait convié plusieurs candidats à l’élection présidentielle, mais seuls deux — Marine Tondelier (Les Écologistes) et Olivier Faure (Parti socialiste) — ont pris la peine de se déplacer eux-mêmes pour l’occasion. Les autres étaient représentés par des membres de leur équipe : Ian Brossat pour Fabien Roussel (Parti communiste français), Agnès Pannier-Runacher pour Gabriel Attal (Renaissance), Christophe Béchu pour Édouard Philippe (Horizons), François-Xavier Bellamy pour Bruno Retailleau (Les Républicains), Jean-Philippe Tanguy pour Marine Le Pen (Rassemblement national).
Étonnamment, Raphaël Glucksmann (Place publique) a choisi l’eurodéputée Aurore Lalucq pour porter sa parole, au lieu du sénateur Yannick Jadot, pourtant censé diriger son programme présidentiel sur l’écologie. De son côté, La France insoumise a décidé de ne pas prendre part à l’émission, dénonçant dans un communiqué les méthodes « intolérables et irrespectueuses » de BFM–TV, qui aurait pris l’habitude de « [déprogrammer] en dernière minute » les membres du parti de Jean-Luc Mélenchon, et de « [changer] au dernier moment » les thèmes des interviews.
L’organisation des débats a ensuite posé problème. Nul doute qu’une discussion à huit aurait été un challenge à suivre. La chaîne de télévision avait donc fait le choix de diviser les candidats et leurs représentants en deux groupes de quatre, qui se sont succédé pendant 1 h 30 chacun. Conséquence : si le premier groupe a pu échanger dans le calme, le…
Auteur: Justine Guitton-Boussion
