L’Assemblée nationale se penchera-t-elle bientôt sur la question du cadmium ? Mardi 12 mai, les chefs de groupe de l’Assemblée nationale doivent décider si la proposition de loi visant à « protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium », déposée le 23 décembre 2025 par les députés Benoît Biteau (Les Écologistes, Charente-Maritime) et Clémentine Autain (L’Après, Seine-Saint-Denis), sera examinée en juin.
Ce texte propose de réduire les risques sanitaires associés au cadmium en appliquant les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) : réduire, à partir de 2030, la teneur maximale en cadmium autorisée dans les engrais phosphatés à 20 mg par kilo (contre 90 mg/kg aujourd’hui), après un premier abaissement à 40 mg/kg dès 2027. Le gouvernement ne prévoit pour sa part que de passer à 60 mg/kg en 2027 (c’est-à-dire le seuil déjà en vigueur dans l’Union européenne depuis 2022), puis à 40 mg/kg en 2030 et enfin à 20 mg/kg à l’horizon 2038 (sous réserve d’une étude d’impact favorable).
Soutenu par une centaine de parlementaires d’appartenances politiques différentes (dont l’ancien ministre de la santé Yannick Neuder, des Républicains), le texte est plébiscité par des scientifiques, des médecins, et une partie de la société civile. Huit pétitions ont récemment été lancées sur le site de l’Assemblée nationale. Elles demandent au gouvernement de limiter l’exposition des Français à ce métal lourd, cancérogène avéré, qui contamine la nourriture (notamment les produits à base de blé et les pommes de terre) via l’utilisation d’engrais phosphatés.
Parmi elles, la pétition « Pour une action immédiate contre la contamination au cadmium des sols et…
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