À partir du 16 juin, le dépistage de l’exposition au cadmium est remboursé pour les personnes les plus à risque. Sur décision de l’Union nationale des caisses d’Assurance maladie, les médecins pourront désormais prescrire un dosage urinaire du cadmium (« cadmiurie ») aux « personnes potentiellement surexposées du fait de leur lieu de résidence », lorsque « le sol a été préalablement reconnu par les autorités compétentes comme étant pollué par le cadmium », ainsi qu’à celles surveillées pour « une intoxication chronique au cadmium » liée à leur lieu de résidence.
Si l’analyse révèle une cadmiurie élevée, les patients pourront également bénéficier, en complément, d’un dosage du cadmium dans le sang, qui sera également pris en charge. Le coût de chacun de ces actes de biologie médicale sera fixé à 27,50 euros. Ils seront remboursés à 60 % par l’Assurance maladie, le reste par la complémentaire santé, complétés par 2 euros de « participation forfaitaire » à charge du patient.
Une « infime partie des contaminations »
Membre de la Conférence nationale des unions régionales de médecins libéraux, Pascal Meyvaert, qui compte parmi les premiers soignants à avoir alerté sur les dangers du cadmium, a regretté auprès de nos confrères de France Info que les personnes éligibles à ce dispositif ne représentent qu’une « infime partie des contaminations de la population générale ». Cela ne permet pas, selon lui, d’envisager un dépistage large.
Cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction, responsable d’atteintes rénales et de fragilités osseuses, néfaste pour le neurodéveloppement et le système cardiovasculaire… Le cadmium, un métal lourd qui s’accumule dans le corps, est à une concentration « critique » dans les urines de près de la moitié (47,6%) de la population française, selon un récent avis de l’Agence nationale de…
Auteur:

