C’est la troisième fois en trois mois que la « Filière qualité Carrefour » est pointée du doigt par l’association L214. Après les cochons et les lapins, l’association de défense des animaux a dénoncé le 18 février les conditions d’élevage des cailles dont les œufs sont vendus en magasin.
« Découvrez nos œufs de cailles de qualité supérieure, issus d’un élevage en volière respectueux des animaux et de l’environnement », peut-on lire sur le descriptif de vente en ligne. La mention « cailles libres de voler » est écrite en gros sur l’emballage des œufs, présentés comme provenant de chez Virginie, une « productrice engagée ». Or, dans la réalité, cet élevage situé en Vendée est loin de l’image que souhaite véhiculer le grand distributeur à travers son label « Filière qualité Carrefour ».
Oiseaux entassés dans des cages et volières
« Dans l’élevage de Virginie, les cailles sont déplumées, entassées dans des cages et volières, sur un sol grillagé, sans accès à l’extérieur et maintenues dans une hygiène déplorable. Des cadavres gisent au milieu des oiseaux vivants », décrit L214, vidéos à l’appui. Au total, cet élevage détient en permanence 95 000 cailles, des pondeuses et des reproductrices.
Dans son rapport sur le bien-être animal de juillet 2021, Carrefour affirmait que 100 % de ses cailles élevées en cage pouvaient « voler sur toute la hauteur et la longueur du bâtiment ». Il ajoutait : « L’enrichissement de l’environnement (lumières, blocs à piquer, cordelettes, zone de ponte) et une densité très fortement réduite, contribuent à doubler l’espérance de vie. » Or, selon L214, cet enrichissement se limite à des chaînes et des pierres installées au milieu des volières et « chaque caille dispose en moyenne de la surface d’un smartphone ».
L’ONG juge que les allégations mises en avant auprès des consommateurs…
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