Calunnia del Arte — André LACROIX

Une première démystification magistrale

J’invite tout d’abord le lecteur à prendre connaissance des Quelques réflexions, par ordre d’apparition dans le « documentaire »… rédigées par le Professeur belge Emmanuel Wathelet, docteur en information et communication.

C’est seulement après avoir pris connaissance de ces quatre pages contenant vingt-cinq points précis que le lecteur pourra trouver quelque intérêt à lire mes observations suivantes.

Le poids des mots

Comme Emmanuel Wathelet, j’ai été frappé, dès le prologue du « documentaire » (00:32) de François Reinhardt (aidé par Romain Franklin), en entendant le narrateur (Alexis Victor) parler de « hordes de touristes » chinois. Plus loin (11:40), ce dernier emploiera l’expression : « sous couvert de lutte contre le terrorisme (…) » au lieu de « pour lutter contre le terrorisme », comme si comptaient pour rien les centaines de victimes d’attentats terroristes et les milliers d’islamistes ouïghours venus grossir les rangs de Daech ; en 12:36, la même voix parlera de « représailles » (action de se venger, de punir l’offenseur) au lieu de « répression » (recours à la contrainte à l’encontre d’un mouvement social ou d’une dissidence). Ces termes ne sont pas anodins : c’est une autre manière de dire que les Chinois sont non seulement moutonniers, mais encore fourbes et cruels, selon ces vieux clichés essentialisant un peuple – une race ? − qui ont nourri et qui nourrissent encore la peur du péril jaune.

On ne s’étonnera donc pas d’entendre, à la toute fin de l’émission (1:42:56), le Chinois américanisé Xia Ming prononcer cette sentence : « Il n’est pas dans son ADN [de la Chine] de rechercher le bonheur individuel de ses citoyens », alors que les sondages démontrent que les Chinois comptent parmi les plus satisfaits et les plus optimistes du monde (4). Il s’agit là d’une calomnie pure et simple, épousant parfaitement la philosophie (si l’on peut dire) de François Reinhardt et consorts. Les 25 observations d’Emmanuel Wathelet démontrent clairement que nous sommes en présence non d’un documentaire régi par la déontologie journalistique, mais d’un réquisitoire où tous les effets de manche sont permis.

Le choc des photos

Pendant quatre secondes (01:36 – 01:39), la caméra nous donne à voir un pauvre Ouïghour portant une chaîne aux mains et une autre aux pieds, ces deux chaînes étant reliées par une lourde chaîne verticale. Il s’agit là d’une mise en scène, que ce même…

La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: André LACROIX Le grand soir

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