L’exploitation forestière illégale dans l’arrondissement de Messamena, situé à l’Est-Cameroun est, ces derniers mois, poussée dans ces derniers retranchements, à en croire Sa Majesté Emmanuel Mvom Abolo, chef traditionnel de deuxième degré du canton Bikelé Sud, par ailleurs vice-président du Conseil régional de l’Est. Dans cette zone, le Projet de l’amélioration de la gouvernance du secteur forestier (PAMFOR) a mené des actions concrètes, où les enquêtes du Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), le Réseau des chefs traditionnels d’Afrique pour la gestion durable de la biodiversité et des écosystèmes de forêts (ReCTrad) et World Resources Institute (WRI) ont révélé un trafic important. Lors de la restitution de ces crimes forestiers le 26 juillet 2024 à Messamena, S.M. Mvom Abolo avait indiqué que l’arrondissement de Messamena est un creuset d’une exploitation forestière abusive et que les chefs sont parfois impuissants pour défendre leurs forêts. En ce moment, précisait-il, il y avait à Messamena plusieurs sociétés forestières qui pillaient leurs forêts sans qu’on s’assure de la légalité de leurs activités.
Dans la foulée, l’autorité traditionnelle s’était réjouie de la pertinence de l’atelier organisé par le ReCTrad, qui leur donne les moyens de défendre les forêts qui sont leur richesse. Car, lorsque ces ressources sont pillées, c’est le chef traditionnel qui est accusé en premier lieu. L’atelier de Messamena s’inscrivait alors dans la volonté d’améliorer la chaîne de légalité des produits forestiers ligneux et non-ligneux, afin de rendre la chaîne d’approvisionnement plus transparente. A l’occasion, les chefs traditionnels ont vu leurs capacités renforcées, pour mieux défendre leurs forêts.
Avancées notoires sur le terrain grâce à une synergie d’actions
Aujourd’hui, les impacts de l’activité menée à Messamena en 2024 sont…
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